Je poursuis le propos engagé dans le billet précédent sur les activités de recherche que l’on peut mener en BU, à travers un exemple que je connais assez bien : le mien.
Après avoir entrevu un travail à engager, il s’agissait de
1/s’assurer de son intérêt scientifique (petite biblio sur l’histoire des bibliothèques de recherche dans la seconde moitié du XXe siècle ; une autre sur l’histoire de la sociologie française dans les années 1930-1960)
2/insérer cela dans les objectifs généraux de la bibliothèque et du SCD
3/obtenir l’assentiment de mes supérieurs (SCD + CNRS)
4/trouver des partenaires et intéresser d’autres personnes que moi
Ergo :
1/oui, je pense que le colloque amènera vraiment des choses. Sa position au carrefour de questions historiques, sociologiques et bibliothéconomiques est utile (j’y reviendrai quand je parlerai de l’appel à contributions)
2/pas difficile car
*c’est un événement (oui, je sais, c’est stupide mais nous sommes dans un monde où l’événement possède une valeur en soi)
*cela donne de la visibilité à la bibliothèque au sein de l’UFR : nous sommes un partenaire scientifique à part entière, capable de mener des projets. Cela paye puisqu’un enseignant rencontré à cette occasion nous a depuis proposé un fonds d’archives scientifiques.
*des sociologues ignorent encore que la bibliothèque de sociologie du CNRS existe encore mais a fusionné avec Paris Descartes et que ses fonds sont disponibles au centre de Paris : ils en entendront parler grâce au colloque
*nous valorisons nos fonds, les faisons connaître et en profitons pour programmer des travaux dessus (fonds Maurice Halbwachs, fonds en anglais ramené par Georges Gurvitch, archives de la bibliothèque elle-même etc.)
*cela donnera lieu à une publication sur laquelle se fonder pour ensuite promouvoir la bibliothèque
*cela évite au conservateur de déprimer en remplissant les dossiers d’évaluation du personnel (et autres tâches d’un intérêt fou) : il gagne donc en productivité…
3/Pas de problème, j’ai la chance d’être très libre dans mon travail et de bosser avec des gens intelligents.
4/Pas de problème non plus. J’en ai parlé lors d’un rendez-vous (au sujet de la bibliothèque en général) avec François de Singly et Olivier Martin. Ce dernier, qui a travaillé sur l’histoire des sciences sociales, se montre intéressé. Il donne des pistes et en parle à un de ses amis. Nous sommes rapidement d’accord pour organiser le colloque à trois (Jean-Christophe Marcel (maître de conf à Paris 4), Olivier Martin (professeur à Paris Descartes) et moi-même).
Prochaine étape : constituer un comité scientifique et lui proposer un appel à communication pour qu’il l’amende.
[à suivre]

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