Archives de juillet 2009

Bibliothèques et bibliothécaires dans Wikipédia

La publication d’un article que j’ai co-écrit avec Olivier Morand, conservateur du fonds ancien de la bibliothèque d’Orléans, pour le Bulletin des bibliothèques de France me donne l’occasion de revenir sur la question de la représentation des sciences de l’information et des bibliothèques dans la Wikipédia francophone.

Notre corpus de départ, d’environ 600 articles, repose sur le contenu du portail Sciences de l’information et des bibliothèques. Nous avons entièrement dépouillé ce portail afin de nous constituer une base de données comprenant pour chaque article un certain nombre de renseignements qui nous avaient semblé pertinents :
*poids de la page ;
*date de création ;
*année avec le maximum de modifications ;
*poids de la page de discussion liée ;
*nombre de contributions (dont modifications mineures) sur la page
*nombre de contributeurs uniques ;
*nombre de notes de bas de page ;
*nombre de références citées en bibliographie ;
*évaluation et avancement dans le cadre du projet Wikipédia 1.0 ;

La constitution de cette base a permis une première analyse, approfondie par un traitement statistique des données dans le logiciel « R » : quelques figures significatives sont données dans l’article.

Je ne mentionnerai ici que quelques idées :

Au sujet de Wikipédia en général
*le travail collaboratif semble fonctionner dans la mesure où il existe une corrélation nette entre nombre de contributeurs (et nombre de contributions) et qualité de l’article

Au sujet des bibliothèques
*les articles sont dans l’ensemble de qualité assez faible, courts, franco-centrés, manquant de références fiables
*peu de personnes contribuent sur ces articles – d’où leur piètre qualité. Une communauté – souhaitable – de bibliothécaires wikipédiens n’a jamais vu le jour, alors qu’on aurait pu penser que ce mélange de contenu encyclopédique et de nouvelles technologie intéresse la profession
*l’absence totale d’article est rare mais des manques criants demeurent
*cette sous-représentation des bibliothécaires est dommageable dans la mesure où les valeurs et références de la profession sont mal comprises par la communauté des wikipédiens

Je suis sans doute trop allusif, mais pour les développements, les démonstrations et les exemples, je me permets de vous renvoyer à l’article lui-même.

PS : Je remercie encore ici Marie-Alice Gariel, doctorante en neurosciences à Lyon et Amsterdam, qui a bien voulu quitter ses matrices de connexions entre les aires du cortex pour nous faire profiter de son excellente connaissance du Logiciel R et réaliser les graphiques dont nous avions besoin, à partir de nos données.

Désherbage : réponses à la réponse de D. Rykner

Après avoir tardé à réagir – pour cause de vacances et de travail personnel à avancer – je reprends la parole pour répondre aux commentaires de Didier Rykner, sans que ceci constitue une relance du débat.

1. Définition du patrimoine.
La définition élargie me semble dangereuse dans la mesure où tout serait alors patrimoine avec les conséquences que l’on sait. Surtout, plus surprenant pour un historien, adopter cette définition, c’est faire du moment actuel la référence absolue : tout ce qui existe actuellement (car, en fonction des intérêts de chacun, « l’ensemble des biens, des richesses matérielles ou immatérielles qui appartiennent à une communauté, une nation et constituent un héritage commun », cela désigne à peu près tout) doit être conservé. L’histoire n’a existé et effectué un tri que pour nous, hommes de 2009, qui devrons tout garder en l’état pour les générations qui viennent. Il existe bien des ouvrages sur l’inflation patrimoniale, je ne m’y arrête pas.

Je ne pense en tout cas pas que le moindre risque plane sur la conservation de ce type de périodiques, même si l’on en supprime quelques exemplaires.

3-4. Question du travail et du coût
La question n’est pas de travailler ou de ne rien faire. Il est de faire ce travail de don – qui n’entre pas dans les missions de la bibliothèque et qui ne bénéficie pas au public de la bibliothèque dont l’État et la nation nous ont confié la charge et la responsabilité – ou un autre travail. Dans ma modeste bibliothèque – fusion récente de plusieurs bibliothèques préexistantes et où un gros travail reste donc à faire sur les collections – mon agenda de travail sur les collections va jusqu’en 2012, sans que je sache même si je parviendrai à le tenir. Se rajoutent à cela les acquisitions courantes, les relations avec les lecteurs, l’enseignement, les activités scientifiques, la création et la mise en place de nouveaux services (en ce moment les livres électroniques), le travail administratif, la gestion du personnel.

De la même manière, la question que se posera la bibliothécaires n’est pas : « ai-je envie de conserver The Art Bulletin ? ». C’est « Il y a 1200 ouvrages qui sortiront cette année, que je DOIS absolument proposer parce qu’il répondent aux besoins premiers des lecteurs de ma bibliothèque ; après un premier désherbage de base (retrait de documents délabrés, obsolètes, ne correspondant pas au niveau du lectorat etc.), j’ai de la place pour 600 ouvrages. Que puis-je retirer pour gagner de la place ? » Refuser de retirer The Art Bulletin, c’est aussi refuser de proposer des livres correspondant aux attentes fondamentales de ses lecteurs. Comme le rappelle Cecitueracela, « la question n’est pas « faut-il conserver cet ouvrage ? », mais « faut-il conserver cet ouvrage, ou cet autre ? » » : ce choix ne se fait pas selon les lubies du conservateur mais selon 1/ les usages constatés (la présence d’un livre non lu depuis vingt ans et présent dans une autre bibliothèque parisienne – sauf exemplaire ou texte ayant un intérêt particulier – n’est pas forcément fondamentale et la question de son retrait peut être envisagée) 2/ l’environnement documentaire – on aura moins de scrupule à désherber si un exemplaire est librement consultable à deux rues de là.

Je tiens cependant à préciser que si l’association dont je parlais (L’École sous l’arbre) est heureuse d’obtenir nos monographies, elle refuse les périodiques. Sans que j’aie creusé la question, j’ai par ailleurs entendu dire que ce type de dons – qui donnent certes bonne conscience – a des effets pour le moins ambigus sur place, dans la mesure où ils empêchent une industrie locale de l’édition de se développer et qu’ils remplissent les universités d’ouvrages obsolètes et en mauvais état, que ces dernières n’ont souvent même pas le temps de trier ; sans même parler de possibilité de revente ou de corruption.
Bref, en l’absence de données plus sûres je retiens mon jugement, mais il est évident que ce type de don ne constitue pas la panacée.

Le blog cecitueracela souligne que la prise de position de Didier Rykner risque d’amener à des dérives. Vu les réponses passionnées – religieuses ? – qu’amène toute destruction de livre, un élu aura beau jeu de permettre que les ouvrages soient revendus – afin de couvrir les frais de traitement et de gérer au mieux les impôts de ses concitoyens (etc. – air connu). On risque rapidement de passer de l’activité encadrée de désherbage – concernant uniquement les livres obsolètes ou ne répondant pas à la mission de la bibliothèque, sans gain pour quiconque, ce qui assure la neutralité du tri – à celle « deaccessioning ». On commence par vendre incidemment – « pour pas gâcher » – et on finit par vendre pour le gain financier – il est des périodes de vache maigre où on trouve toutes les bonnes raisons pour cela (cf un précédent billet). Espérons que de telles pratiques ne s’acclimatent pas en France car, en dehors même des considérations sur la nécessaire présence des ouvrages dans des bibliothèques accessibles au public, rappelons – les lecteurs de ce blog trouveront que je me répète – qu’il n’y a AUCUN moyen en France de relier un exemplaire d’un livre ancien à une édition précise en l’absence de bibliographie nationale rétrospective. Exemple trouvé avant-hier au fil de mes pérégrinations bibliographiques : cet ouvrage et celui-là apparaissent comme semblables sur les catalogues ? Ils n’ont RIEN à voir entre eux. Tout livre qui serait vendu, jeté ou simplement échangé peut être un unica. Ou pas. Personne n’en sait rien et personne ne peut le savoir.

7. Missions de la bibliothèque
Encore une fois, je ne pense pas que nous ayons de désaccord de fond. Tout garder (c’est-à-dire tout ce qui vaut le coup d’être gardé, même pour un usage exceptionnel) et présenter de manière agréable, j’en rêve et on peut penser qu’Emmanuel Toulet également. Mais ce n’est matériellement pas possible. Il faut penser en contexte sans prendre ses rêves pour des réalités. On peut incriminer la Ville de Paris, le(s) ministère(s), les bibliothécaires eux-mêmes (piètres lobbyistes)… tout cela n’empêche pas qu’il faut en attendant trouver des solutions pragmatiques. La conservation partagée en est une.

Je tiens à préciser que mon PS n’était pas moqueur : je me suis permis de rebondir sur le billet de La Tribune de l’art précisément parce que le sujet me touche au premier chef. Il n’est agréable pour personne de jeter des livres, même si la chose doit être considérée sans passion.
Je suis actuellement en vacances mais je ne manquerai pas de mettre en ligne (voire de contacter l’université de Saõ Paulo) pour les périodiques en double que nous offrons (car ce sont des séries assez longues). Pour nos numéros isolés, je crains qu’ils ne finissent en effet à la benne – tout simplement parce que nous n’avons même pas assez de place pour les stocker quelques semaines.

Offense au dieu Livre ?

Cela a déjà été dit dans bien des livres, mais je suis toujours frappé de voir combien les liens que l’on peut entretenir avec la culture et la religion sont semblables. On va voir les expositions temporaires comme on va à l’office, un certain romantisme amène à voir tout « auteur » comme un demi-dieu créateur (but suprême : publier un roman (oublié dans deux mois bien sûr, comme la plupart des romans)) et tout injure faite au Livre est un blasphème irréparable. J’aime les livres (pas tous), j’ai même décidé d’en faire mon métier mais je n’apprécie outre mesure ni les simplifications allégoriques gnan-gnan (livre = culture= Bien) ni les antiennes sempiternellement rechantées afin d’être sûr que le lecteur soit bien rassis dans ses jugements moraux.

Aussi, quand un article parle d' »actes de destructions massives » ou qu’un autre commence par « À certaines époques, on brûlait les livres » (aaah, la méchante Inquisition contre les gentils savants, la lutte séculaire des gentils lettrés contre les méchants barbares, comme tout cela est pratique), on se dit que l’affaire est bien mal engagée et que rien de bon ne risque de sortir de tout cela.

Heureusement, l’affaire qui nous occupe ici est publiée dans La Tribune de l’art. Son responsable, Didier Rykner possède (au moins) deux qualités : il dit des choses intéressantes (et cohérentes) et il fait preuve d’honnêteté intellectuelle. Son article de départ est donc l’occasion d’échanges entre personnes intéressées par la question du désherbage – essentiellement lecteurs (chercheurs) et conservateurs – de façon à éviter les sables mouvants qui menaçaient.

Quelle est donc la question ?
-1/ Un plan de conservation partagé entre bibliothèques de la Ville de Paris décide que les fonds en histoire de l’art devraient se trouver à la bibliothèque Forney
0/ L’équipe de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (et sa directrice, anciennement en poste à Chantilly) met ce plan en oeuvre et désherbe les revues en histoire de l’art possédées par Forney afin de gagner en capacité de stockage.
1/ Didier Rykner (ou plutôt un de ses indicateurs) se rend à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris et trouve que l’on y jette des périodiques en bon état (et même reliés de frais). Ils se trouvent dans des bennes, prêts à être emportés.
2/ Il dénonce ce fait dans un billet, après avoir mené une petite enquête sur les tenants et les aboutissants de l’affaire

La question roule sur plusieurs thèmes :
*ces collections sont-elles patrimoniales ?
*dans quelle mesure faut-il supprimer les doublons entre deux bibliothèques ?
*si l’on désherbe des ouvrages, que faut-il en faire ?

À la première question, on peut d’ores et déjà répondre non, sauf à s’engager dans la voie risquée de la pan-patrimonialisation.

La position maximaliste de D. Rykner est bien belle, il est vrai qu’il peut être utile de conserver ces revues et qu’elles pourraient être utilisées. Le problème, dans toutes les bibliothèques parisiennes, c’est la place. Et quand il n’en reste plus – plus du tout – il faut bien faire un choix. Et j’ose alors préférer un fonds basé sur un véritable choix documentaire que sur l’antériorité de présence – ce qui signifie qu’il faut désherber. Surtout, fonder ce choix sur la possibilité d’un accès aux mêmes collections dans des conditions semblables à proximité et au sein d’un fonds plus spécialisé ne semble pas scandaleux. Sauf s’il n’y a pas de concertation et que tout le monde compte sur son petit voisin, mais ce n’est pas le cas ici.

Que faire des ouvrages désherbés ? Une page de réactions diverses qui sortent des trippes du coeur regrettent que les ouvrages ne soient pas donnés ou revendus. Cela se fait (dans ma bibliothèque, nous les donnons à une association qui les envoie en Afrique – j’ai des doutes sur l’intérêt de la chose). Mais il faut être conscient que c’est un très gros travail de traitement des collections (démagnétiser les antivols, pose de tampons annulant la propriété etc.) et de démarchage pour un bénéfice minime (sauf pour le soldeur qui les revend : la mission de la BHVP est-elle d’entretenir le petit commerce ?). La société est-elle prête à payer plusieurs milliers d’euros pour avoir la satisfaction que les anciens ouvrages de la BHVP se trouvent chez un particulier et pas à la poubelle ?
Je ne me ferai pas l’avocat du diable, il aurait certainement été plus judicieux de donner ces revues à une université intéressée mais le coût (traitement + recherche d’un établissement intéressé + transport) et l’absence d’outils dédiés (je ne sache pas que grand monde suive la liste de diffusion Euroback) n’ont pas fait retenir cette solution. D’ailleurs, comme le fait remarquer Alfred Caron, coordinateur des collections patrimoniales de la Ville de Paris, dans un message sur la liste Bibliopat, dans un contexte de numérisation rétrospective rapide des revues, y aura-t-il encore des universités intéressées par de telles collections dans quelques années ?

Nous ne pouvons donc qu’acquiescer quand D. Rykner appelle à une réflexion commune des bibliothécaires et des lecteurs, mais sauf à mettre en place de véritables silos permettant de stocker de grandes quantités de livre avec un système de navette qui permette de les consulter très rapidement après demande, la conservation partagée est la seule solution. Un pis-aller, sans doute. Mais le seul expédient possible étant donné les possibilités financières ridicules des bibliothèques de recherche françaises et le peu de sollicitude dont elles font l’objet.

P.S. : j’aime beaucoup la mention « droits réservés » sur les photos : cela signifie que M. Rykner ne sait pas qui a pris ces photos ?
P.P.S. : sur le même thème (encore plus personnalisé), un billet de François Bon à propos de la bibliothèque de Bagnolet.
P.P.P.S. : je donne des collections de périodiques en sciences sociales, reliés et en bonne condition. Ce sont des doubles et une bonne partie de mon imagination est employée à trouver de la place pour les nouveaux ouvrages que j’achète. Liste sur demande. Don gratuit aux institutions d’enseignement et de recherche.

MàJ : correction de fautes sur le nom de M. Rykner, à la suite de son commentaire. Qu’il veuille bien accepter mes excuses.

Puzzle numérique

À côté des bibliothèques numériques offrant des ouvrages numérisés par centaines de milliers, certains imprimés ou manuscrits exceptionnels valent d’être présentés tels qu’en eux-mêmes. C’est le cas du Codex Sinaiticus, qui vient d’être mis en ligne dans la cadre d’un programme de recherche international visant à mieux connaître et mettre en valeur ce manuscrit fondamental pour la connaissance des premiers siècles du christianisme et la transmission de ses textes.

*Qu’est-ce manuscrit ?

Il s’agit d’une Bible, prenant la forme d’un codex (et non d’un rouleau), datée du IVe siècle. C’est à dire de la plus ancienne Bible conservée (sauf fragments) avec le Codex Vaticanus. Elle est écrite en langue grecque sur parchemin (un des premiers témoins de la prééminence alors prise par le parchemin sur le papyrus).

On y trouve environ la moitié de l’Ancien Testament dans la version des Septantes et l’intégralité du Nouveau. Le fait qu’on y trouve des textes plus tard considérés comme apocryphes (et deux textes qui n’appartiennent pas à la Bible) et que les livres ne se trouvent pas toujours dans l’ordre canonique postérieur fait de ce manuscrit un témoin capital de la constitution du corpus chrétien.

*Et après le IVe siècle ?

Le manuscrit est longtemps conservé au monastère Sainte-Catherine du Sinaï. Jusqu’à ce qu’au XIXe siècle, un érudit allemand, Constantin von Tischendorf (1815-1874) le découvre et entreprenne de le publier. Son histoire est complexe : il fait plusieurs voyages au monastère et tente à chaque fois d’obtenir de nouvelles parties du manuscrit (alors démembré) tandis que l’attitude des moines vis-à-vis de ce dernier évolue vers une réticence à le voir partir. Cela a une incidence sur la conservation des feuillets :

*43 feuillets obtenus en 1844 lors de sa première visite sont conservés à Leipzig
*347 autres sont obtenus en 1853, lors d’une expédition menée sous la patronage du tsar : ils sont donc conservés à Saint-Petersbourg mais vendus en 1933 à la British Library où ils se trouvent toujours
*Vladimir Beneshevich trouve six feuillets supplémentaires (fragmentaires) dans des défaits de reliures et les dépose à la bibliothèque de Saint-Pétersbourg où ils se trouvent toujours
*les moines de l’abbaye Sainte-Catherine découvrent 12 feuillets et quarante fragments supplémentaires en 1975 et les conservent.

*Le projet

Un partenariat est signé en mars 2005 entre les quatre institutions conservant des fragments du codex (BL, bibliothèque nationale de Saint-Pétersbourg, bibliothèque universitaire de Leipzig, monastère Sainte-Catherine) avec le soutien d’autres établissements.
Il vise à établir une édition scientifique de l’ensemble du codex, étudier son histoire, le faire connaître (conférences, site internet…) et bien sûr en donner une version numérisée afin de regrouper virtuellement l’ensemble du manuscrit.

La numérisation permet de naviguer dans le manuscrit par feuillet ou par cahier, de disposer d’une transcription du texte (et à terme de traductions), de faire le lien entre le texte (par livre de la Bible) et le manuscrit. La qualité est poussée jusqu’à donner deux images de chaque feuillet : en lumière normale et en lumière rasante.

Reste l’inévitable question : à qui cela s’adresse-t-il et quelle sera la fréquentation d’un tel site ?
Bonne question… Aux chercheurs sûrement. Aux curieux également, le sujet semblant passionner les foules si j’en crois la précocité de la création de la page de Wikipédia sur le codex et le nombre de modifications qu’elle a subies. Au-delà de ces questions peut-être n’est-ce pas scandaleux de permettre l’accès aux grands textes de l’humanité et à ses trésors sans autre fin que cet accès, même si cela coûte cher. C’est à cela que sert l’argent. Mais on serait tout de même intéressé par des statistiques de fréquentation…

Sources : BBC ; lemonde.fr et surtout le très riche site dédié : www.codex-sinaiticus.net.
Signalons également que l’article de la Wikipédia anglophone sur le codex est remarquable (avis aux traducteurs).

Incendie à Troyes

Un incendie s’est déclaré dans un local technique de la bibliothèque de l’agglomération troyenne, qui conserve un des plus beaux fonds anciens de France (le poste est d’ailleurs vacant !) dans la nuit du 1er au 2 juillet.

Le feu a heureusement pu être maîtrisé avant qu’il ne se propage aux étages, où sont conservées les collections. Ces dernières ont cependant souffert de la fumée et de la suie et devront être nettoyées : la bibliothèque est fermée pendant ce temps.

Et vous, avez-vous un plan d’urgence si cela arrive ?

Sources : Libération Champagne ; BM de Troyes


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