Archives de février 2011

Apologie pour l’usage de l’empreinte. 5. Conclusion

Il n’est que trop grand temps de clore cette série de billets. Je n’ai en fait rien de plus à dire, si ce n’est qu’il m’est parfaitement incompréhensible que l’on puisse travailler sur le livre ancien sans empreinte, tellement sont nombreux les cas où elle seule discrimine deux éditions, tellement son emploi est rapide et pratique. Je laisse donc la parole à plus savant que moi.

Neil Harris, 2006

Though opinions migh well differ abour the efficacy of one fingerprint system with respect to another, doing without them is an option few genuine profesional users are willing to consider.

Renoncer à utiliser l’empreinte typographique revient à renoncer à s’élever au-dessus de l’exemplaire. Refuser de considérer l’édition d’un ouvrage. Refuser de comparer un fonds avec les autres. Refuser la rigueur. Cela revient à considérer que l’informatique n’a rien changé et qu’il n’y aucune raison de cesser de travailler comme en 1850.

Cela revient à affirmer que chaque livre doit être recatalogué à partir de rien ; à renouveler sans fin ni cesse un travail fastidieux et inutile quand l’empreinte permet de rattacher un exemplaire à une notice pré-existante.

Refuser de regrouper les exemplaires par édition interdit toute étude à grande échelle sur la production des livres, interdit toute recherche autre que purement de détail. Comment établir des statistiques globales sans avoir auparavant établit la liste des éditions existantes ?

Ce n’est pas un hasard si Google s’intéresse de très près aux bibliographies nationales rétrospectives et si cette entreprise a accordé son « Google Digital Humanities grants » à l’ESTC, bibliographies des ouvrages anglophones anciens.

Il est temps de reprendre le traitement du livre ancien sur les bases des digital humanities et cela ne pourra se faire sans base méthodologique fiable, c’est à dire sans identification unique de chaque édition/émission.

[Hors-sujet] Avertissement aux éditeurs usant de DRM…

… et s’opposant ainsi à ce que nous fassions un usage normal et serein du bien qui est nôtre, de la part de François, duc de La Rochefoucauld.

« Notre défiance justifie la tromperie d’autrui. »

La Rochefoucauld, Maximes, 86


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